Nous le savons, votre cœur commence à battre un peu plus vite. Les fiches de révisions s’empilent, le café coule à flots, et vous voulez éviter « l’erreur de bleu », celle que les professeurs appellent aussi « erreurs fréquentes ».
C’est tout à fait normal. Que vous soyez étudiant(e) ou en pleine reconversion professionnelle, la pression des écrits est intense. Vous avez travaillé dur toute l’année, appris des théorèmes oubliés depuis le collège et disséqué la grammaire française. Vous voulez naturellement éviter de trébucher devant votre copie.
Avant de voir les erreurs les plus fréquentes et comment les éviter, nous vous conseillons de rafraîchir votre mémoire sur les attentes du jury du CRPE.
Erreur fréquente N°1 : Négliger la lecture du sujet
C’est l’erreur classique des candidats et candidates stressées, par le temps notamment. Le contexte des examens a tendance à déclencher un réflexe de « survie » : l’horloge tourne et vous savez que chaque minute compte.
Alors vous voulez vous lancer le plus vite possible dans la rédaction. Mais STOP !
En effet, si l’épreuve que vous passez est un grand saut, il vous faut prendre l’élan vous permettant de l’accomplir. Un(e) candidat(e) qui prend le temps d’analyser le sujet : c’est un(e) candidat(e) qui est prêt(e) à faire le grand saut.
Par quoi commence-t-on pendant l’épreuve ?
On commence par se poser.
Prenez le temps de lire votre sujet, analysez tout le sujet pour comprendre comment s’articulent les questions et formalisez un plan rudimentaire sur votre brouillon.
Ce petit pas en arrière prend quelques minutes mais vous fait gagner un temps considérable lors de votre rédaction et vous donne l’élan pour surpasser le gouffre que vous voyez entre la réussite du CRPE et vous.
Erreur fréquente N°2 : Le défi de la gestion du temps
Vous disposez de 3 à 4 heures selon l’épreuve. Cela peut sembler long, mais une fois devant votre copie, le temps commence à se distordre : les minutes passent à la vitesse d’un TGV et en un clin d’oeil, vous avez passé 30 minutes sur un exercice qui ne pèse pas beaucoup dans le barème.
Pourquoi c’est une des erreurs fréquentes ? Car on regarde souvent les exercices de façon linéaire lors de la lecture du sujet.
Le fameux plan que nous mentionnons plus tôt ne vaut pas grand chose si vous ne priorisez pas les exercices en fonction de leur poids dans le barème ou vos connaissances en lien avec ledit exercice ou la question.
Un exemple pour clarifier :
Analysons le sujet fictif de maths ci-contre.
L’exercice 1 vaut 3 points, l’exercice 2 en vaut 9 et l’exercice 3 en vaut 8.
L’exercice 1 est assez facile, l’exercice 2 et 3, eux, demandent une résolution de problème avec une justification plus lourde.
Vous pourriez choisir de prioriser de la sorte :
- Exercice 2 ou 3 selon votre affinité
- Exercice 1
- L’exercice restant (en fonction de votre premier choix)

Pourquoi faire cela ?
En suivant ce raisonnement vous minimisez l’effort nécessaire pour maximiser votre note.
Cette priorisation est un premier point pour vous assurer que chaque minute pèse dans votre note.
Un dernier conseil pour la route
Lorsque vous bloquez sur une question : ne stressez pas. Cela est frustrant, mais revenez au principe de priorisation mentionné juste au-dessus.
Erreur fréquente N°3 : Ne pas soigner son orthographe et sa présentation
Vous êtes lancé(e) sur le chemin de l’enseignement : en tant que professeur(e) des écoles vous devrez écrire au tableau, corriger des cahiers et apprendre l’orthographe à vos futurs élèves.
Si votre copie venait à contenir des fautes d’orthographe ou des ratures répétées, une façon de présenter vos raisonnements (note spécifique sur ceux de mathématiques ou de sciences) sans structure : vous envoyez un signal négatif conséquent au jury.
Qu’est ce qu’une « copie soignée », qui donne envie d’être lue, voir d’être indulgeant(e) ?
C’est une copie qui respire, avec des paragraphes aérés et des titres ou références claires aux questions ou exercices.
C’est aussi une copie qui permet de savoir où l’on est dans le sujet, dans le raisonnement qu’on suit.
Enfin et surtout… c’est une copie relue ! Nous ne le disons pas comme un blâme, mais comme un vrai conseil pour votre réussite : les fautes d’orthographe sont pénalisantes lors de votre évaluation écrite.
On récapitule sur ces erreurs fréquentes
Ces erreurs souvent parce qu’un examen est, de fait, un évènement qui vous stresse. Chacun à son niveau de sensibilité à ce stress mais tout le monde le subit : c’est tout à fait naturel.
Il ne s’agit donc pas de se blâmer lorsqu’on fait certaines de ces erreurs : les faire aujourd’hui ou pendant votre épreuve n’implique pas votre échec. Mais ne pas les faire maximise vos chances de réussir vos écrits et accéder aux oraux du CRPE.
Si vous vous reconnaissez dans ces points :
- « j’ai tendance à me lancer directement dans la rédaction »
- « une fois lancé(e) dans un exercice ou sur une question, je ne m’arrête pas avant d’avoir fini »
- « je veux faire le plus vite possible parce que le temps presse et j’ai tendance à ne pas assez soigné mes copies »
Ne culpabilisez pas de le faire aujourd’hui et commencez à vous entraîner à :
- prendre 5 à 15 minutes (en fonction de la complexité et du temps de votre épreuve) pour analyser le sujet et formaliser un plan rudimentaire des éléments de réponse.
- prioriser votre plan d’action pour rentabiliser autant que possible chaque minute
- structurer votre raisonnement et prévoir un temps spécifique de relecture (10 à 15 minutes en fin d’épreuve)
Les erreurs fréquentes dont nous avons discuté sont celles qui, à notre sens, sont vos plus grandes opportunités lors des épreuves. Elles sont faites par beaucoup de candidats et candidates à chaque sessions. Ne pas les faire revient donc à un vrai avantage dans ce contexte de concours.
Si vous souhaitez allez plus loin sur ce sujet, nous ne pouvons que vous conseiller cette vidéo d’Élodie qui approfondit cette thématique spécialement pour l’épreuve de français (qui a un peu changé mais pour laquelle les erreurs restent les mêmes).
Les derniers conseils pour réussir
Tout d’abord : entraînez-vous !
C’est assez simple, mais efficace pour réduire votre stress lors des épreuves. Et on y revient : ce fameux stress, celui qui vous fait faire ces erreurs fréquentes. Donc moins de stress implique moins d’erreur.
En vous entraînant vous faites d’une pierre deux coups. Vous vous préparez à répondre aux questions, et vous vous offrez la tranquillité d’esprit qui vous permet de ne pas (trop) stresser le jour J.
Pour vous aider dans cette démarche, n’hésitez pas à consulter les plus de 30 annales du CRPE que nous mettons à votre disposition pour votre entraînement en condition réelle.
Ensuite : On suit sa méthode
Si malheureusement vous veniez à faire une de ces erreurs lors de vos écrits, ne paniquez pas.
Le pire qui peut arriver n’est pas de commettre une erreur, c’est de ne pas la corriger. Restez flexible lors de votre épreuve. Vous pouvez toujours vous corriger et une erreur n’est pas rédhibitoire.
Pour vous rassurer, souvenez vous qu’un « s » peut être ajouté à la fin d’un mot au milieu d’une phrase que vous aviez écrite il y a 10 minutes.
Enfin et surtout : Dormez bien la veille de vos épreuves
C’est assez basique, mais si vous êtes exténué(e) avant votre épreuve, cela ne va pas s’améliorer pendant les écrits. Donc la veille des épreuves, la règle d’or : on se laisse au moins 8 bonnes heures de sommeil sans interruption.
Si vous avez des enfants, demandez à votre conjoint(e) de gérer toute problématique liée à un enfant qui se réveille malencontreusement, et trop souvent, pendant la nuit.
